PLAN COMMUNAL DE SAUVERGARDE (ACTUALISÉ AU 27 JUILLET)
Publié le lundi 27 juillet 2026 - Réaup-Lisse
Le 24 juillet le Préfet de Lot-et-Garonne a décidé de prolonger l'application des mesures de vigilance feux de forêts au niveau très élevé (Rouge, soit 4/5) jusqu'à réévaluation de la situation pour l'ensemble du massif forestier. Il a pris en conséquence un nouvel arrêté d'interdiction.
Toute présence humaine, qu'elle soit libre ou encadrée, est donc toujours interdite entre 14h00 et 22h00 dans tout le massif forestier du fait de l'arrêté préfectoral.
En dehors des dérogations limitativement prévues par l'arrêté préfectoral, seules les patrouilles de surveillance de la zone incendiée mises en place avec le concours de la DFCI et de bénévoles inscrits en mairie est autorisée sur le pourtour de la SZI dans le créneau 14h00/22h00.
Par voie de conséquence, les personnes souhaitant s'approvisionner en eau à la source de Pelahaut doivent le faire le matin, avant 14h00.
La gendarmerie de Nérac continue à veiller au respect de l'arrêté préfectoral en vigueur et a malheureusement dû verbaliser plusieurs personnes qui passaient outre les interdictions pourtant faites pour assurer la sécurité du massif forestier. Les incendies en cours en Gironde et dans les Landes montrent à quel point le respect des consignes de sécurité est essentiel.
Au cours de la semaine écoulée plusieurs souches ont continué de se consumer au centre de la zone incendiée. Les pompiers sont intervenus en complément de l'action DFCI sur la périphérie des zones. Les pompiers ont confirmé que les fumerolles s'échappant au centre de la zone ne sont pas problématiques en termes de risque de reprise de l'incendie.
En revanche, la zone incendiée reste extrêmement dangereuse. Sous la cendre, le feu couve encore en de nombreux endroits sans que cela se voit forcément. La terre est encore extrêmement chaude en de nombreux points, avec des phénomènes de « marmite ». Ceux qui patrouillent peuvent vous le dire : rien à signaler à un endroit, et pourtant quelques minutes ou quelques heures plus tard, vous avez des fumerolles qui s'échappent à cet endroit qui vous paraissait sécurisé...
Nous en profitons pour remercier Michel ROMA, Michel DUPRAT, Thomas SINIBALDI, Guillaume DOUMERGUE, Nicolas NAILLE, Mathilde LOZANO, Alain LALANNE, Jérôme SEGUES, Dorian PREVITALI, Aurore DOUMERGUE, Enzo ROMA, Florian BOUCHON, Dominique LIGNEAU, Marcel VINCENT, qui, par leur disponibilité, se sont relayés tout au long de la semaine depuis mardi dernier pour assurer cette présence indispensable sur le terrain et surveiller les zones incendiées pour prévenir toute reprise du feu. Merci également à Lucie qui tient à jour le tableau de service et aux autres bénévoles qui ont proposé leurs services, mais dont nous n'avons pas eu besoin pour l'instant... nous ne manquerons pas de les contacter si nécessaire.
La surveillance va donc se poursuivre, d'autant qu'un nouvel épisode caniculaire est annoncé. Un dispositif de patrouilles DFCI sera maintenu cette semaine encore, par précaution.
Dimanche 26 juillet, la Préfecture nous a également alerté sur la pollution atmosphérique générée par les incendies de Gironde et des Landes qui sont encore très actifs. Les informations transmises par l'association agréée pour la surveillance de la qualité de l'air ont permis au Préfet d'annoncer la fin de l'épisode de pollution atmosphérique pour demain, mardi 28 juillet. Alors, continuez à prendre soin de vos poumons en suivant ses recommandations...
Restons prudents et respectueux des règles de sécurité !
Serge EGLOFF
Maire délégué de Lisse
3e adjoint au maire de Réaup-Lisse
Deux habitants de la commune nous ont adressé des observations et questions par courriel. Nous vous communiquons ci-après les réponses qui leur ont été apportées, car elles peuvent vous intéresser :
Réponse faite à madame Françoise SCHUSTER :
Bonjour madame SCHUSTER,
J'ai bien pris connaissance de votre mail du 13 juillet.
Je suis parfaitement conscient de l'inquiétude que peut susciter un événement aussi dramatique qu'un incendie de forêt dans notre commune, et c'est en parfaite connaissance de ce problème que nous avons travaillé au sein du PC de crise mis en place à côté de la mairie, en lien avec les services d'incendie et de secours.
D'un commun accord entre le commandant des opérations de secours (pompier) et le directeur des opérations de secours (maire), il a été décidé de contacter individuellement les personnes présentes dans la zone qui risquait d'être menacée par les flammes pour leur donner la consigne de rester confinés à domicile tout en se préparant à une éventuelle évacuation.
Cette décision collégiale et consensuelle, visait d'une part à rassurer les personnes concernées et d'autre part à préparer la phase suivante, si l'évolution de l'incendie avait nécessité une évacuation.
Les personnes non directement concernées avaient toute latitude pour venir s'informer au PC de crise où nous les informions en temps réel de l'évolution du feu.
Vous avez pu prendre connaissance de la description des modalités d'exécution de cette décision dans la note d'information détaillée diffusée a posteriori sous le titre "Plan communal de sauvegarde".
Vous me demandez ensuite si le "plan de sauvetage" existe sur la commune.
De la part d'une ancienne conseillère municipale, élue en 2014 et réélue en 2020, je suis quelque peu surpris par cette question.
En tant que 3ème adjointe lors de votre premier mandat, vous figuriez à l'époque (page 17/47) dans le "Plan communal de sauvegarde" de la commune parmi les personnes énumérées comme "Contacts hors des horaires d'ouverture des mairies" et comme "Personne effectuant ou pouvant effectuer une astreinte"...
Vous faisiez également partie du "Poste de commandement communal" (PCC) en tant que "responsable économie" de la cellule de crise municipale (page 19/47) et la fiche n°7 décrivant le rôle du responsable économie (page 34/47) vous citait nominativement avant de décrire quelle aurait été votre action en cas de déclenchement du Plan communal de sauvegarde.
Permettez-moi en conséquence d'être rétrospectivement inquiet en voyant que vous avez complètement oublié l'existence de ce Plan dont vous avez pourtant été l'une des piliers potentiels en cas de crise.
Je me permets également d'attirer votre attention sur l'utilisation du terme "sauvetage" en lieu et place du terme "sauvegarde" car ce sont deux notions aux implications totalement différentes tant sur le plan opérationnel que juridique, ce que vous savez forcément en tant que mandataire d'assurance et écrivain public.
Je reste bien entendu à votre disposition pour toute information complémentaire.
Le conseil municipal en période de crise voit ses responsabilités accrues pour assurer la protection des citoyens de la commune et la solidarité de tous est préférable aux tentations de polémique.
Nous sommes ouverts à toute proposition constructive susceptible d'améliorer les actions menées en toutes circonstances au service des habitants de Réaup-Lisse.
Cordialement.
Réponse faite à monsieur Julien COSTE :
Bonjour monsieur COSTE,
Merci pour votre courriel du 20 juillet 2026 et pour les suggestions faites à cette occasion
Si je partage votre analyse concernant le caractère traumatisant de la crise à laquelle nous avons dû faire face, je vous concède également que, tout comme vous, je suis déçu, mais pour d'autres raisons que vous.
Constater qu'au plus fort d'une catastrophe susceptible de mettre en danger des habitants de la commune, certains en profitent pour critiquer l'action des membres du conseil municipal engagés dans l'action au service de leurs concitoyens, sans même s'informer sur les actions mises en œuvre, c'est ce type de comportement qui me semble "incorrect et improductif".
Comme vous le savez, il n'y a que ceux qui ne font rien qui ne risquent pas de se tromper. Nous pouvons toujours "faire mieux", rien n'est jamais parfait, mais encore faut-il "faire" et ne pas se contenter de critiquer.
Je vous remercie d'indiquer que vous ne doutez pas "du travail des élu(e)s et de Monsieur le Maire" et si vous vous demandez "si certaines choses auraient pu être faites autrement ou faites tout simplement", n'hésitez pas à nous faire des propositions concrètes, toutes les contributions sont les bienvenues pour enrichir la réflexion et nous savons que rien n'est jamais parfait même si notre ambition est toujours de tendre vers cette perfection.
Vous vous interrogez sur l'existence d'un plan de prévention communal incendie. C'est effectivement le cas puisque le Plan communal de sauvegarde intègre différents types de risques auxquels la population de Réaup-Lisse peut être confrontée (inondations, feux de forêts, mouvements de terrain, tempêtes, centrale nucléaire de Golfech, transport de matières dangereuses, épidémies type Covid). Ce document est régulièrement actualisé (sa version 2024 était en cours d'actualisation avant cet incendie pour intégrer le nouvel organigramme du conseil municipal issu des élections du 15 mars dernier et procéder au toilettage nécessaire de ce document de 59 pages. Il s’appuie en particulier sur le Règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies (qui concerne l'ensemble du massif forestier des Landes de Gascogne), sur le volet "Dispositions spécifiques Feux de Forêt" du plan ORSEC départemental (actualisé en 2025) et bénéficie, en cas de nécessité des moyens du Plan Intercommunal de sauvegarde (PICS) de l'Albret.
Ce document recense en effet toutes les infrastructures et moyens susceptibles d'être utilisés selon chaque type de crise. Par exemple, il recense tous les points d'eau utiles au réapprovisionnement des engins des pompiers. Nous avions organisé une réunion le 20 novembre dernier avec le SDIS et Eau 47 pour étudier les possibilités de renforcer les moyens de ravitaillement en eau des pompiers sur la commune. Les points d'eau incendie (PEI) font l'objet d'un inventaire et sont régulièrement inspectés par les services du SDIS pour vérifier leur disponibilité et leur accessibilité (la dernière inspection date de 2025).
Vous vous interrogez sur les moyens d'alerte. Nous avons privilégié le porte-à-porte dans ce cas, car le nombre de personnes directement concernées était relativement limité et un contact physique nous paraissait plus pertinent, car il permettait de s'assurer de la présence des personnes. Un appel téléphonique sans réponse laisse toujours un doute sur la présence effective ou non de la personne à son domicile.
En cas de situation touchant un nombre de personnes que le porte-à-porte ne permettrait pas de contacter dans un délai raisonnable, il existe un moyen d'alerte par SMS que la préfecture peut mettre en œuvre à la demande sur un secteur déterminé. Ce moyen a été utilisé sur les sinistres en cours dans les Landes et en Gironde. Il a comme limite que tout le monde n'a pas forcément un téléphone mobile à portée de main au moment de l'alerte...
Concernant la logistique, c'est effectivement un point très détaillé dans le Plan communal de sauvegarde. L'appui que nous avons apporté aux services d'incendie et à la DFCI (hébergement, alimentation) a été plébiscité par tous les bénéficiaires.
Pour ce qui est de la communication, nous proposerons sans doute une réunion publique après les vacances d'été, lorsqu'un maximum d'habitants de Réaup-Lisse seront disponibles pour y assister, en espérant qu'elle aura plus de succès que celle qui avait été organisée après la tempête Nils.
Si vous souhaitez participer à une ou plusieurs séances de travail pour la mise à jour du Plan communal de sauvegarde, faites nous le savoir.
Merci en tout cas pour l'intérêt manifesté pour ce dispositif essentiel pour le pilotage des actions de la commune en cas de crise.
Très cordialement,
Serge EGLOFF
Maire délégué de Lisse
3e adjoint au maire de Réaup-Lisse
Publié par mairie de Réaup-Lisse

